1. Définir le périmètre de l’audit
L’audit doit porter sur un échantillon représentatif : pages d’accueil, de contact, formulaires, pages d’actualités, espace personnel, etc. Selon le RGAA, on recommande d’analyser entre 10 et 15 pages couvrant toutes les fonctionnalités principales.
2. Analyse technique : outils et procédures
L’étape la plus connue, mais pas la seule. Plusieurs outils sont à mobiliser :
- Outils automatiques d’évaluation : Axe, Wave, Lighthouse, Tanaguru… Ils permettent une première détection de problèmes évidents (absence d’alternatives textuelles sur les images, problèmes de contraste, erreurs de structure de balisage HTML, etc.).
- Vérification manuelle : une étape essentielle pour aller au-delà des limitations de l’automatisation. Contrôle de la navigation clavier seule, tests de cohérence des textes alternatifs, qualité des fichiers PDF mis en ligne, respect de l’ordre du DOM…
- Tests avec des technologies d’assistance : lecteurs d’écran (NVDA, JAWS, VoiceOver), logiciels de reconnaissance vocale, dispositifs de grossissement, etc.
3. Evaluation fonctionnelle : l’expérience utilisateur vécue
Un audit pertinent embarque toujours des profils variés : agents publics, développeurs, designers… mais aussi des personnes en situation de handicap ou des associations (APF France Handicap, Valentin Haüy, etc.). L’enjeu : observer concrètement les difficultés réelles vécues lors de l’utilisation du site.
4. Rédaction d’un rapport accessible et priorisation des actions
Un bon rapport d’audit n’est pas qu’une liste d’anomalies. Il formule des recommandations claires, priorisées :
- Points bloquants : empêchant totalement l’accès (ex : formulaire inopérant sans souris)
- Points majeurs : limitant fortement l’expérience (ex : contraste insuffisant, carrousel non accessible)
- Points mineurs ou perfectionnements : améliorations possibles (ex : info-bulle peu explicite)
Il propose également un plan d’action, précise les pages concernées, et fournit des exemples de corrections ou de bonnes pratiques.