À l’heure où l’accélération des attentes citoyennes sur le numérique (démarches en ligne, open data, inclusion) se confronte à des contraintes de ressources humaines et techniques, la question du pilotage prend une acuité nouvelle. En 2022, selon la DGCL, 64 % des collectivités de plus de 20 000 habitants ont restructuré leurs instances de gouvernance pour intégrer les enjeux IT dans les priorités majeures.
Créer un comité de pilotage pour la gouvernance numérique ne doit pas devenir un réflexe, ni un passage obligé imposé par les schémas directeurs ou les appels à projets. L’important est de penser la gouvernance comme un support, non comme une fin en soi. L’adaptabilité, la capacité à fédérer les métiers, à arbitrer, à documenter et à rendre des comptes à l’ensemble des acteurs du territoire – agents, élus, citoyens – demeurent les piliers d’une gouvernance efficace.
Que le support prenne la forme d’un COPIL classique, d’une task force agile ou d’un collectif hybride, le plus grand risque est de déconnecter la décision et le terrain. Faire du COPIL un véritable levier, c’est lui donner la capacité d’écouter, d’arbitrer, et de s’adapter aux défis spécifiques de chaque territoire, dans une dynamique qui favorise les expérimentations, l’engagement de tous, et la diffusion d’une culture numérique accessible.