À mesure que les territoires se numérisent, la question de la gestion des données s’impose comme un enjeu crucial de gouvernance. Il ne s’agit plus seulement d’acheter un logiciel ou de déployer un outil collaboratif, mais de comprendre, piloter et anticiper des flux de données croissants et de mieux en mieux qualifiés. Or, les données — qu’elles soient issues de services publics, de capteurs urbains, de tiers ou des usagers eux-mêmes — bouleversent les façons de décider, de rendre compte, d’innover.
Selon la Commission européenne, le volume des données produites dans l’UE atteindra près de 175 zettaoctets en 2025, contre 33 en 2018. L’ensemble des administrations françaises, de l’État central aux collectivités, sont donc directement concernées par la montée en puissance de ce « matériau » numérique.
Intégrer la gestion des données à la gouvernance numérique locale, ce n’est plus une option : c’est une exigence démocratique, juridique, opérationnelle et stratégique.