Dématérialiser, c’est aussi exposer davantage l’organisation aux menaces (cyberattaque, erreur humaine, fuite de données). Le logiciel choisi doit donc, de façon impérative, être conforme aux exigences du RGPD, du Référentiel Général de Sécurité (RGS), et, pour certains domaines, à la norme SIAF pour l’archivage à valeur probante.
- Briques de sécurité à privilégier :
- Authentification multi-facteurs, gestion fine des rôles et habilitations
- Journalisation avancée, horodatage, procédures d’alerte
- Conservation et archivage probant, avec auditabilité
- Centralisation des journaux pour détection d’incidents (SIEM, ex : Splunk, Wazuh)
- Focus : Cloud public vs cloud souverain
- De plus en plus de collectivités optent pour un hébergement certifié SecNumCloud (OVHcloud, 3DS Outscale, Azure France), voire pour des solutions open source hébergées chez les opérateurs publics régionaux.
- L’essentiel restant de pouvoir intégrer des clauses sur la localisation des données et les conditions d’accès pour les prestataires techniques.
Cas d’école : la Métropole de Lyon, après avoir essuyé une tentative de ransomware en 2022, a renforcé son schéma directeur de la dématérialisation en imposant un audit de sécurité systématique de toute brique logicielle nouvelle avant déploiement à grande échelle (Le Monde Informatique, juillet 2022).