L’accessibilité des interfaces est loin d’être un état statique à atteindre une fois pour toutes. L’évolution des référentiels (passage progressif au RGAA 4, convergence internationale avec WCAG 2.2), des technologies et des attentes – y compris celles liées à l’intelligence artificielle (aide au sous-titrage automatisé, chatbot inclusif…) – implique un renouvellement constant des outils et des pratiques.
Ce qui distingue les collectivités les plus avancées, ce n’est pas la multiplication des widgets, mais la capacité à travailler l’accessibilité comme une culture partagée, du code à la rédaction, du graphisme aux retours utilisateurs. Donner la parole aux premiers concernés, former les agents, documenter les retours d’expérience locaux et partager librement les « checklists » techniques sont aujourd’hui les meilleurs leviers pour faire vivre le numérique local comme un bien commun… et vraiment accessible à toutes et tous.