Derrière le sigle RGAA (Référentiel général d’amélioration de l’accessibilité) se cache une ambition concrète : rendre les services numériques accessibles à tous, notamment aux 12 millions de personnes en situation de handicap en France (source : INSEE). Pour les collectivités, respecter le RGAA n’est pas qu’une obligation légale issue de la loi du 11 février 2005 (loi handicap) et de la directive européenne 2016/2102 : c’est ouvrir l’accès à l’ensemble des citoyen·nes, quels que soient leurs besoins, leur âge, leurs compétences numériques ou leur situation.
En 2023, moins de 10 % des sites publics respectaient pleinement le RGAA (source : Défenseur des droits), alors même que la dématérialisation croît. Manquer ce virage, c’est exclure un public, affaiblir la confiance et rater des subventions. Or, il existe des règles précises — techniques, graphiques, éditoriales — qui permettent d’éviter ces pièges et de concevoir des interfaces réellement accessibles.